L'atelier se situe au 34, rue Gambetta, 84210 Pernes les fontaines. N'hésitez pas à me contacter par email gabriel.desbiolles@gmail.com ou par téléphone au 06 47 74 19 76. Bonne visite.

Irish Wooden Whistle



Whistle en D, buis castello


Whistles en ébène du Gabon, C en bas et D en haut.


Whistle en D, ébène du Mozambique


Têtes de whistles en D, buis en haut & mozambique en bas



Musettes 16" en ébène


Musette 16 pouces, ébène du Mozambique, baguée en buis, boitier ebène, buis, loupe de tilleul. Housse en velours, boutons nacre.


Musette 16 pouces, ébène du Mozambique baguée en buis, boitier classique en ziricote & nacre.


La marqueterie est réalisée par Corentin Tavernier, marqueteur à Pernes : tous les boitiers sont désormais personnalisables à  100 %.

Tournage d'un bourdon de 16"

 Perçage & dressage des bagues en buis

 Montage des bagues 

Tournage du pavillon, ébène du mozambique bagué buis




Muse au sac

Cornemuse médiévale à un bourdon unisson, buis pyrénéen & corne, anches roseau

J'ai gardé la forme originale du chalumeau pour gaucher/droitier.  La perce est large pour un son puissant en Mib, gamme mineure harmonique, La 440 Hz.



 Cornemuse médiévale à une voix d'anche simple en roseau, buis castello & corne noire. 

Ces instruments sont courants dans l'iconographie de l'époque : ici, Nativité de Robert Campin

Cornemuse médiévale

Cornemuse médiévale 415 Hz, érable teinté et anches roseau, poche "col de cygne"

Le chalumeau à perce cylindrique sonne en gamme de Ré mineur naturelle, possibilité de jouer la tierce majeure avec un trou au pouce droit.  


Cornemuse médiévale en érable, bagues en corne, anches simples en roseau.

Le chalumeau à perce cylindrique est comparable aux cornemuses de Rostock et de Blija (début XIVème siècle). La gamme est Ré mineur naturelle, La 415 Hz.



Musettes du Centre 16"

Musettes du Centre 16 pouces en sol. De gauche à droite : prunier bagues buis, poirier bagues ébène, buis bagues ébène

Les Trois Tourtereaux - Bourrée de Montfort à la musette 16", un seul bourdon et poche plus petite pour transporter partout, à bouche ou à soufflet.

Chalumeau / Muse à Corne

 Chalumeau à anche simple en érable : en réalité, il serait plus juste de parler de muse (tuyau cylindrique à anche simple) à corne (pavillon). Pour plus de confort de jeu, l'anche est placée dans un bocal à la manière du cromorne. On peut tout à fait le jouer avec une poche et rajouter un bourdon (muse au sac, corne-muse...)

 Le pavillon de corne donne de la puissance sonore à la perce étroite et procure un timbre très particulier.

La tessiture est d'une octave plus une note, en mode de la : on peut atteindre le mode de ré en changeant le doigté.

Smallpipes en ré






Petite cornemuse type "scottish smallpipes" en ébène du mozambique, bagues cocobolo & laiton.





Le chanter à perce cylindro-cônique est inspiré d'une musette datée du XVIIème conservée au Kunsthistoriche Museum  de Vienne. 



Matériaux

 L'Ébène du mozambique


 L'ébène du Mozambique Dalbergia melanoxylon, aussi appelé "African blackwood" ou "Grenadille" est en réalité une variété de palissandre, dans la très grande famille des Dalbergia. Sa densité est encore plus importante que l'ébène et son grain très fin offre aux perces intérieures un état de surface parfait. Ci-dessus, galoubet en "ébène" à différents stades de fabrication.


Le Roseau


Le roseau dont on fait les anches, qu'elles soient simples ou doubles. Celui-ci vient du Var, de plantations spécialement cultivées pour satisfaire les musiciens et facteurs d'instruments.


Matières animales


Peaux de vache pour les poches de cornemuses, cornes, os, bois de cerf...


Le laiton


Depuis la révolution industrielle, les coulisses d'accord sont faites en métal sur un bon nombre d'instruments de la fin du XIXème, aussi quand il s'agit de concevoir des tuyaux plus complexes : le laiton se cintre facilement (trumpet piece)

Quéna en os




Petite quéna fabriquée dans un tronçon d'os d'autruche, d'après les instruments retrouvés dans un tombeau (Maitre Paracas)

source : Photographie tirée de l'ouvrage de Marti Samuel, Instrumentos musicales precortesianos, 1968

Mon Parcours

Après avoir pratiqué la musique dans mon enfance, aux percussions puis au hautbois baroque et à la cornemuse écossaise, je découvre le monde de la musique mécanique en 2010. J'intègre le Centre de Formation d'Apprenti Facteurs d'Orgues de Eschau (67) et deviens apprenti de Didier Bougon, facteur d'orgues de barbarie à Mormoiron (84). En 2012, je participe à la restauration du grand orgue de la cathédrale St Pierre de Montpellier au sein de l'entreprise du maître facteur d'orgues Jacques Nonnet à Grenoble.

Je poursuis ensuite mes études musicales au Conservatoire National de Région de Marseille à la flûte à bec auprès de Marine Sablonnière. Au contact de musiciens comme Michel Quagliozzi, Anaïs Ramage et Pierre-Marie Chemla, je me forme à la musique ancienne, de la sonate baroque aux estampies du XIVème en passant par les danseries italiennes de la renaissance. 

En parallèle, grâce à Véronique Duhem, je découvre les sessions de musique irlandaises au O'Brady's à Marseille : tout de suite sous le charme de cette ambiance musicale de partage, j'apprends le tin whistle et l'uilleann pipes, fameuse cornemuse d'Irlande.

En 2016, je quitte Marseille pour les bals trads de l'Indre, là où la cornemuse bourbonnaise m'attend. C'est avec Rémy Villeneuve et Anne-Lise Foy que je joue bourrées et mazurkas au CRD de Chateauroux à la 16" et 23". La formation lutherie à La Châtre (36) me permet alors de fabriquer ma première cornemuse avec Nicolas Galeazzi et de faire un stage chez Philippe Bolton, facteur de flûtes à bec à Villes-sur-Auzon (84).

De retour dans le Vaucluse, je découvre le galoubet-tambourin grâce à Jean Coutarel, qui me donne l'occasion de copier un galoubet de sa collection, et à Jean-François Gérold, qui m'a apporté de très bon moments de musique.

Aujourd'hui, j'installe mon atelier à Pernes les fontaines, ville des métiers d'art où je propose des instruments issus de mes recherches sur les instruments anciens (mesures d'instruments aux musées MuPop de Montluçon et MuCem de Marseille) et d'échanges avec les musiciens actuels.