L'atelier se situe au 34, rue Gambetta, 84210 Pernes les fontaines. N'hésitez pas à me contacter par email gabriel.desbiolles@gmail.com ou par téléphone au 06 47 74 19 76. Bonne visite.


Vèzes, chalumeaux à capsule


 Vèze en mi en fruitier, un chalumeau en érable (à gauche) et un en poirier (à droite). Anches simples en roseau, réservoir en coloquinte.
Toutes tonalités disponibles, doigté ouvert ou fermé à la demande du musicien.


"(...) d'autres instruments représentés dans les Cantigas pourraient être des vèzes, avec un petit réservoir d'air fait avec une vessie, mais il pourrait s'agir aussi d'aérophones montés sur une calebasse et joués avec la respiration circulaire."

Source : Cornemuses, un infini sonore ; J.P. Van Hees ; Coop Breizh ; 2004

Cornemuse médiévale à jeux monoxyles



Cornemuse médiévale en Ré à jeux monoxyles en poirier, gamme majeure avec tierce mineure au pouce droit, un tuyau mélodique + un bourdon. Son aspect rappelle la boha des Landes, les doubles tuyaux monoxyles étaient pourtant courant à l'époque médiévale.

Cliquez ici pour écouter un extrait audio, Por nos de dulta tirar, Cantigas de Santa Maria


Jeux monoxyles en érable ondé, bagues corne & os. Ré 415 Hz à deux voix.


Exemple de gamme de jeux monoxyles doubles



Détail d'une sculpture de la cathédrale de Burgos (E) sur laquelle on observe un instrument similaire mais, ici, le tuyau mélodique est double.

Source : Cornemuses, un infini sonore J-P. Van Hees, Coop Breizh, 2014


                                      


Irish Wooden Whistle - Whistle en Bois



Whistle en D, buis castello


Whistles en ébène du Gabon, C en bas et D en haut.


Whistle en D, ébène du Mozambique


Têtes de whistles en D, buis en haut & mozambique en bas




Musettes 16"


Musette 16 pouces, ébène du Mozambique, baguée en buis, boitier ebène, buis, loupe de tilleul. Housse en velours, boutons nacre.


Musette 16 pouces, ébène du Mozambique baguée en buis, boitier classique en ziricote & nacre.




Musette 16 pouces, prunier bagué buis. Boitier ébène de Macassar.



Musette d'après J. Béchonnet, ébène du Mozambique bagué buis, boitier loupe de noyer et nacre.




Tournage d'un bourdon de 16"

 Perçage & dressage des bagues en buis

 Montage des bagues 

Tournage du pavillon, ébène du mozambique bagué buis




Cornemuses médiévales


"Muse au sac" (sans bourdon), poirier bagues étain. Ci dessous, représentation d'un instrument semblable - on note l'absence de bourdon - par Robert Campin.



Détail de la Nativité de Robert Campin, Maître de Flemalle

 Cornemuse médiévale en Ré à bourdon unisson, buis bagué corne

Cornemuse médiévale en Sol à bourdon unisson, buis





Cornemuse médiévale  Ré 415 Hz, érable teinté et anches roseau, poche "col de cygne"



Cornemuse médiévale en Mi, poirier, pavillons creusés.




Cornemuse médiévale en érable, bagues corne

Cliquez ici pour consulter les différentes gammes disponibles

Cliquez ici pour écouter un extrait d'une cornemuse médiévale en érable, improvisation en mineur naturel


Muses à Corne - Muses en os

    
 Chalumeau à anche simple en érable : en réalité, il serait plus juste de parler de muse (tuyau cylindrique à anche simple) à corne (pavillon). Pour plus de confort de jeu, l'anche est placée dans un bocal à la manière du cromorne. On peut tout à fait le jouer avec une poche et rajouter un bourdon (muse au sac, corne-muse...)

 Le pavillon de corne donne de la puissance sonore à la perce étroite et procure un timbre très particulier.




Buis, bagues en corne


Muse en os, métatarse de cerf



Smallpipes




Scottish smallpipes à bouche en ébène du Mozambique, bagues buis



Scottish smallpipes en ré, buis bagues corne, doigté écossais.


Soufflet en érable, double épaisseur de cuir.





Version ancienne du scottish smallpipes en ébène du mozambique, bagues cocobolo & laiton, doigté fermé, plus sonore et moins riche en harmoniques
Le chanter à perce cylindro-cônique est inspiré d'une musette datée du XVIIème conservée au Kunsthistoriche Museum  de Vienne.


Matériaux

 Le Bois


 L'ébène du Mozambique Dalbergia melanoxylon, aussi appelé "African blackwood" ou "Grenadille" est en réalité une variété de palissandre, dans la très grande famille des Dalbergia. Sa densité est encore plus importante que l'ébène et son grain très fin offre aux perces intérieures un état de surface parfait. Ci-dessus, galoubet en "ébène" à différents stades de fabrication.

Autres essences

Je travaille beaucoup avec des essences plus locales, comme les fruitiers Rosaceae :
Prunier (Prunus domestica), Cerisier sauvage ou Merisier (Prunus avium), et parfois - en très petites quantités - l'Abricotier (Prunus armeniaca), l'Amandier (Prunus dulcis) et le Pommier commun (Malus domestica)
Je travaille aussi énormément le Poirier commun (Pyrus communis)
Tous ces bois sont choisis sur pied et proviennent des mes Alpes natales (poirier, prunier, cerisier, pommier) et des environs de Pernes (abricotier, amandier).

L'Érable sycomore (Acer pseudoplatanus) ou "faux-platane", offre un état de surface très propre, facile à travailler et parfois de superbes ondes. Quand au Charme commun (Carpinus betulus),
son incroyable dureté et sa forte densité compensent son usinage laborieux.

N'oublions surtout pas le Buis européen (Buxus sempervirens), capricieux et lent à pousser (et à sécher!) mais magique dans sa mise en oeuvre et dans son rendu fini.
Mon stock de buis provient des Pyrénées, avec plus de 10 ans de séchage.


Le Roseau


Le roseau dont on fait les anches, qu'elles soient simples ou doubles. Celui-ci vient du Var, de plantations spécialement cultivées pour satisfaire les musiciens et facteurs d'instruments.


Matières animales


Peaux de vache pour les poches de cornemuses, cornes de bovins, os, bois de cerf, nacre...


Le laiton


Depuis la révolution industrielle, les coulisses d'accord sont faites en métal sur un bon nombre d'instruments de la fin du XIXème, notamment dans les îles Britanniques (uilleann pipes, northumbrian & scottish  smallpipes, piob mohr...) Il est facile à usiner, à cintrer et c'est un support intéressant pour le traitement de surface (nickel, chrome, argent...). Son seul défaut, il s'oxyde vite donc nécessite un entretien régulier.


L'acier

Pour mes alésoirs, j'utilise de l'acier rapide STUB, idéal pour de décolletage. Petit bémol, son procédé de fabrication cause une déformation si on le travaille autrement que dans son axe longitudinal...


De gauche à droite : 20 pouces, 16 pouces, D chanter uilleann pipes, dzùra gaida, 16 pouces pavillon, smallpipes pavillon, puit d'anche


Mon Parcours

Après avoir pratiqué la musique dans mon enfance, aux percussions puis au hautbois baroque et à la cornemuse écossaise, je découvre le monde de la musique mécanique en 2010. J'intègre le Centre de Formation d'Apprenti Facteurs d'Orgues de Eschau (67) et deviens apprenti de Didier Bougon, facteur d'orgues de barbarie à Mormoiron (84). En 2012, je participe à la restauration du grand orgue de la cathédrale St Pierre de Montpellier au sein de l'entreprise du maître facteur d'orgues Jacques Nonnet à Grenoble.

Je poursuis ensuite mes études musicales au Conservatoire National de Région de Marseille à la flûte à bec auprès de Marine Sablonnière. Au contact de musiciens comme Michel Quagliozzi, Anaïs Ramage et Pierre-Marie Chemla, je me forme à la musique ancienne, de la sonate baroque aux estampies du XIVème en passant par les danseries italiennes de la Renaissance. 

En parallèle, grâce à Véronique Duhem, je découvre les sessions de musique irlandaise au O'Brady's à Marseille : tout de suite sous le charme de cette ambiance musicale de partage, j'apprends le tin whistle et l'uilleann pipes, fameuse cornemuse d'Irlande.

En 2016, je quitte Marseille pour les bals trads de l'Indre, là où la cornemuse bourbonnaise m'attend. C'est avec Rémy Villeneuve et Anne-Lise Foy que je joue bourrées et mazurkas au CRD de Chateauroux à la 16" et 23". La formation lutherie à La Châtre (36) me permet alors de fabriquer ma première cornemuse avec Nicolas Galeazzi et de faire un stage chez Philippe Bolton, facteur de flûtes à bec à Villes-sur-Auzon (84).

De retour dans le Vaucluse, je découvre le galoubet-tambourin grâce à Jean Coutarel, qui me donne l'occasion de copier un galoubet de sa collection, et à Jean-François Gérold, qui m'a apporté de très bons moments de musique.

Aujourd'hui, j'installe mon atelier à Pernes les fontaines, ville des métiers d'art où je propose des instruments issus de mes recherches sur les instruments anciens (mesures d'instruments aux musées MuPop de Montluçon et MuCem de Marseille) et d'échanges avec les musiciens actuels.